« Une part grandissante de la population n’a plus accès au crédit ni aux banques » |
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| Écrit par Pierre Havez |
| Jeudi, 29 Décembre 2011 13:58 |
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Gérald Loobuyck, directeur général de CreditProx, constate une forte hausse des demandes de restructurations de crédits dans son activité et alerte sur la situation du surendettement en France. Quel est le rôle d'un intervenant comme CreditProx sur le marché du rachat de crédit ? Nous sommes numéro un sur la collecte de fiches sur le rachat de crédit en France. A ce titre, nous recevons entre 8 000 et 9 000 demandes de rachat de crédit par mois. L'encours moyen étant de 27.000 euros, cela représente donc un encours mensuel autour de 216 millions. Mais nous ne faisons que de la mise en relation et agissons en fait comme un collecteur de demandes sur le rachat de crédits. Autrement dit, des prestataires s'inscrivent sur notre site et achètent des contacts filtrés en fonction de leurs critères : regroupement de crédits, profession, etc.. Ces professionnels de proximité localisés dans toute la France mettent alors en place une expertise financière pour permettre aux personnes en difficultés financières de s'en sortir. Le rachat de crédit comporte ainsi quelques courtiers nationaux (Rouaix, Préféo, Crédit Immobilier Direct) qui travaillent avec les grosses marques du rachat de crédit que sont les filiales de banques spécialisées, mais consiste surtout en du travail de proximité. La hausse du surendettement des ménages influe-t-elle sur votre activité ? Elle aboutit clairement à une hausse des demandes. En ce qui nous concerne, nous avons multiplié par deux notre volumétrie entre avril et fin novembre 2011, à répartir entre notre bon positionnement marketing d'une part, et la hausse réelle du marché de l'autre. Le nombre de surendettés n'a donc pas vraiment doublé, mais l'augmentation des demandes demeure très importante en termes de volume (montants à rembourser, ndlr) et de nombre de personnes. Un suivi de ces dossiers est-il possible à votre niveau ? Aujourd'hui il est toujours difficile de trouver des solutions pour des gens qui sont inscrits au FICP (Fichier national des Incidents de remboursement des Crédits aux Particuliers, ndlr). Pour les locataires pour ne prendre qu'un exemple, c'est pratiquement mission impossible. Ce sont nos intermédiaires qui sont chargés de transformer et de trouver des solutions à ces demandes, mais parfois ils n'y parviennent pas. De notre côté, nous avons ainsi un certain nombre de retours de la part des internautes pour qui des solutions n'ont pas été trouvées. Il y a un vrai problème de paupérisation d'une partie de la population, qui n'a plus accès au crédit ou aux banques. >> Retour au menu du dossier spécial rachat de crédit |












