Georgette Vincent, micro entrepreneur : « Les banques traditionnelles m’ont ri au nez » |
|
|
|
| Écrit par Pierre Havez |
| Jeudi, 16 Février 2012 12:31 |
|
TEMOIGNAGE - A l'occasion de la semaine du Microcrédit organisée du 6 au 10 février par l'association pour le droit à l'initiative économique (Adie), Tout sur les crédits a recueilli le témoignage d'une bénéficiaire de microcrédit, parmi les 106.000 accordé par l'Adie depuis sa création. Georgette Vincent a finalement pu lancer sa société de produits cosmétiques et capillaires sur internet en 2009. Mais l'obtention d'un crédit nécessaire à ce lancement fut longue, un vrai parcours du combattant. Dossier pas assez solide, apports insuffisants : les sept banques traditionnelles qu'elle a consultées lui ont chacune refusé tout financement, sous couvert des mêmes arguments. « Toutes m'ont prétexté que mon projet ne tiendrait pas la route, et certaines m'ont même ri au nez », se souvient Georgette Vincent. « L'une d'entre-elles m'a seulement proposé un crédit revolving, mais étant donné le coût élevé de ce type de prêt, j'ai préféré refuser », continue-t-elle. Un conseiller bancaire lui transmettra tout de même une documentation sur les aides sociales existantes, dans laquelle elle apprendra l'existence de l'Adie. « J'ai failli tout arrêter...» Financée par de nombreux partenaires publics, institutionnels ou privés, cette association distribue ainsi des micro-crédits inférieurs à 10 000 euros, à des taux d'intérêt réduits compris entre 5 et 6% pour des durées de remboursement inférieurs à trois ans. « J'ai dû d'abord trouver un garant qui s'est engagé à rembourser mon prêt en cas de défaut de paiement », raconte Georgette Vincent. « Après un premier rendez-vous avec un conseiller de l'Adie, j'ai pu obtenir très vite un prêt d'un montant de 5 000 euros ». Son micro-crédit obtenu en juillet 2011 lui permet enfin d'acheter un stock de produits de départ afin de monter son entreprise de négoce sur internet, après 6 ans de travail en intérim et six mois de démarches infructueuses. « J'ai failli arrêter donc pour moi ça a été une nouvelle porte qui s'ouvrait », avoue-t-elle. Aujourd'hui www.dissombo.com, son site de produits de cosmétiques et capillaires, commercialise notamment des extensions de cheveux, des perruques et des soins capillaires. « Mon activité s'est beaucoup développé par le bouche-à-oreille, les amies, la famille et les forums », explique Georgette Vincent. « Mais j'ai également été beaucoup aidée par un conseiller en comptabilité de l'Adie, qui m'a orienté sur le statut juridique, les questions fiscales ou les approvisionnements à mettre en œuvre », ajoute-t-elle. « En décembre, j'ai ainsi réalisé 17.000 euros de chiffre d'affaire avec une marge confortable », confie celle qui multiplie maintenant les projets. « Je dois partir au Brésil prochainement pour signer un accord pour la commercialisation en France d'un nouveau produit de lissage de cheveux 'trois en un' » s'enthousiasme-t-elle. Pour en savoir plus : |















